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Sa mère Lipopette ! [Ft. Will & Bo (très beau)]

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VAGABONDS
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MessageSujet: Sa mère Lipopette ! [Ft. Will & Bo (très beau)]   Sam 29 Sep - 9:38



Cette fois, c’était la fin. Il avait résisté autant qu’il pouvait, mais maintenant il sentait sa volonté vaciller et ses dernières forces le quitter. Le manque de sommeil était probablement pire que tout le reste. Ne pas pouvoir fermer les yeux complètement, devoir rester en permanence sur le qui-vive, ça épuise. Davantage nerveusement que physiquement d’ailleurs. Heureusement, il n’en avait plus pour bien longtemps. Il avait beau regarder autour de lui, il ne voyait aucune échappatoire à son triste sort.
Après réflexion, se réfugier dans un placard à balais n’était peut-être pas l’idée du siècle. Dans le cadre d’une partie de cache-cache, encore ça pouvait se défendre, mais dans une lutte à la vie à la mort contre des êtres qui ne veulent que vous bouffer, c’était définitivement une idée à ne pas retenir. Pas sûr que son biberon cassé lui soit d’un grand secours dans ce genre de situation. Peut-être pour se tailler les veines, histoire qu’ils ne l’aient pas vivant ? C’est dans ce genre de situation qu’on en vient en regretter l’absence d’une bonne vieille cuiller à soupe émoussée. Il avait bien également songé à s’auto-tasé en pleine tronche à bout portant, mais il se refusait pour l’instant à donner à ces crevures la satisfaction de le retrouver gisant dans sa merde. Crever oui, mais avec un minimum de dignité quand même, bordel !

Plus il restait enfermé dans ce placard, plus il sentait l’angoisse monter en lui. Physiologiquement, ça se manifestait par une accélération de son rythme cardiaque, et par une sudation aussi massive qu’incontrôlée. Il pouvait littéralement sentir la transpiration couler le long de son dos. Peut-être pourrait-il l’utiliser à son avantage en créant une petite flaque qui ferait trébucher les assaillants au moment où ils essaieraient d’entrer dans son refuge ?
Poussé par le désespoir, il rampa jusqu’à la porte, remonta son t-shirt et commença à frotter son dos sur le carrelage, à la manière d’un petit chaton avide de caresses, le côté mignon en moins. A quelles extrémités en était-on rendu parfois ? Il l’avait su dès le début qu’il n’aurait jamais dû se séparer des rares personnes non infectées qu’il avait croisées (et qui avaient moins de 87 ans). C’est pas comme si les films d’horreur n’avaient jamais apporté une réponse définitive à ce problème. A chaque fois qu’il y a séparation, on peut être sûr qu’il y aura mort dans d’atroces souffrances dans le quart-d’heure qui suit. Et on a beau se dire que dans une situation pareille on ne serait jamais assez con pour abandonner ses compagnons d’infortunes, quand on vient à être confronté au danger, en première ligne, immanquablement le bon sens se carapate et vous laisse en tête-à-tête avec votre crétinerie.

Comme si son cas n’était pas assez désespéré, il ne pouvait chasser de son esprit la musique de Psychose qu’il entendait en boucle depuis qu’il s’était enfermé dans le placard. Les bruits stridents lui vrillaient la tête, et il ne pouvait s’empêcher de sursauter à chaque fois qu’il entendait le moindre bruit, fût-ce celui provoqué par ses propres contorsions sur le carrelage du cagibi. Il allait se faire bouffer, il en était absolument certain maintenant, ce n’était plus qu’une question de temps.
Il en était tellement convaincu qu’il ne cessait de fixer la poignée de la porte en contre-plongée, dans un plan qui pourrait être hitchcockien s’il n’était pas en même temps tellement ridicule. Rassemblant le peu de courage qui lui restait, il se fit une promesse solennelle : celle de crever dans la dignité, ne pas leur donner la satisfaction de leur faire voir ses faiblesses. Mourir debout plutôt qu’à genoux, le dos droit et le regard fier. A l’image de l’homme qu’il avait été et qu’il resterait jusqu’au bout.

« HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ! »

Pour la dignité on repassera, mais la poignée de porte venait d’être actionnée, ce qui l’avait un peu pris au dépourvu. C’est chaud quand même. Instinctivement, il se recula dans le coin opposé du cagibi, brandissant son biberon fêlé en direction de l’agresseur.
Dans sa tête, les violons de Psychose se rapprochaient dangereusement…
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MessageSujet: Re: Sa mère Lipopette ! [Ft. Will & Bo (très beau)]   Mar 2 Oct - 18:57



  Quatre jours. Quatre jours que William était dans cette ville, à chercher des provisions. D'ordinaire, il évitait les lieux peuplés comme les villes, qui étaient infestées de zombies, mais après plusieurs mois en forêt force lui était d'admettre que son niveau de réserves était ridiculeusement bas... Il ne lui restait qu'une conserve de viande. Il avait donc passé ces derniers jours à fouiller des bâtiments abandonnés tout en évitant les hordes de zombie, à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent. Il se préparait à quitter ce bâtiment, ancien immeuble résidentiel, quand un bruit attira son attention. C'était... Particulier. Un peu comme un cri de belette en chaleur. Intrigué, William se stoppa net. Il fallait qu'il aille voir. En d'autres temps, il aurait été guidé par la volonté de sauver la pauvre bestiole, aujourd'hui il n'était pas contre un peu de viande fraîche. Il descendit l'escalier, suivant le bruit perçant... Et vit qu'il semblait venir d'un placard à balais, devant lequel se trouvait une quinzaine de rôdeurs. Il sortit du bâtiment par la porte de derrière, et se mit à jeter des cailloux sur une voiture un peu plus loin afin d'y attirer les rôdeurs.

Quelques minutes après, une fois que la voie fut libre, il retourna dans le bâtiment, prêt à ouvrir la porte. Il restait sur ses gardes, se demandant de quelle taille pouvait être la bête qu'il allait trouver là dedans. Tout doucement, il ouvrit la porte, tombant sur...

-Bo ?!

Il devait halluciner, ce n'était pas possible autrement. Devant lui se trouvait son cousin, Bonaventure, qu'il n'avait pas vu depuis au moins deux ans, avant le début de l'invasion zombie. Il fit un pas en arrière, sous le choc. Il lui en fallait beaucoup pour l'étonner, mais là c'était le jackpot.
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MessageSujet: Re: Sa mère Lipopette ! [Ft. Will & Bo (très beau)]   Sam 6 Oct - 10:30



S’il était possible de s’accorder sur un point, c’est que la situation était passablement étrange. Recroquevillé sur le carrelage glacial du cagibi, le t-shirt remonté sous les aisselles, ruisselant de sueur à l’image d’un figurant d’Eyes Wide Shut, Bo fixait la porte où son cousin le détaillait avec l’air d’un mérou s’apprêtant à prendre le départ d’un 400 mètres haies. Dans la catégorie de réunion de famille, on avait connu plus digne, même chez les Campbell/Dell. Et c’était pas peu dire.

« Will ? Non mais c’était toi la poignée qui bouge toute seule ?! Oh, le flip, je sens que je vais faire une attaque… Tu peux me prendre le pouls ? »

Apparemment non. La solidarité, la famille, ce sont de beaux concepts, mais ajoutez quelques zombies dans l’équation et vous verrez que les gens changent. Tous. Prof d’université tout pareil. Bonaventure baissa enfin le biberon qui était toujours pointé sur la gorge de son cousin. L’ouverture imprévue de la porte l’avait un peu secoué, mais l’apparition de son cousin qu’il n’avait pas vu depuis un bail, ce n’était pas du genre à l’émouvoir plus que ça. Quand on avait vu une nonagénaire couverte d’escarres se faire bouffer comme un vulgaire tournedos rossini (ou comme un seau de 48 Chicken McNuggets, selon les appétences de chacun), on relativisait pas mal de choses. Et le débarquement d’un cousin hirsute rentrait complètement dans cette catégorie de choses.

En revanche, un zombie qui frappe à la minuscule fenêtre juste derrière vous en beuglant BOUUUUARRGHH, soyons honnête, on ne s’y fait jamais vraiment tout à fait. En un éclair il était sur pied, et il détalait en entraînant son cousin derrière lui. Hors de question de finir en tournedos dans l’estomac de l’une de ces aberrations. Surtout que maintenant qu’ils savaient où ils se planquaient ils allaient radiner droit vers eux. Une chance que Bonaventure connaisse les lieux comme sa poche. Il enchaînait les couloirs sans la moindre hésitation, se dirigeant vers la sortie comme un cochon truffier sous un chêne.

Après un ultime virage, ils se ruèrent sur les portes-tambour au moment précis où une créature essayait de forcer le passage pour entrer. Le craquement que produisirent les cervicales en se brisant net sous le choc fit parcourir un frisson le long de l’échine de Bonaventure. Frisson qui ne le perturba pas bien longtemps, puisqu’aussitôt après il planta le bout tranchant de son biberon fêlé directement dans le crâne gisant au sol. Par acquis de conscience, et aussi parce que dans ce genre de situations on n’est jamais trop prudent.
Son arme de fortune venant de prouver son utilité potentielle, il décida de la récupérer, et après quelques efforts pour virer le reste du corps qui bloquait le mouvement de la porte, ils étaient dehors.
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